Publi le mercredi 14 mai 2008

Non au trip à trois

14 05 2008

À la lumière des résultats des élections complémentaires de lundi, Il semble bien qu’il n’y ait pas de place pour un troisième parti d’importance nationale dans notre système politique. La dernière élection générale au Québec, avec la promotion  de l’ADQ  comme parti d’opposition officielle, n’aura été que l’exception qui confirme la règle.

Historiquement, lorsqu’un nouveau parti aspirant au pouvoir a émergé, il a fallu qu’un autre disparaisse. Dans les années 70, la montée du Parti Québécois a causé la disparition de l’Union nationale. Dans les années 80, l’Alliance canadienne a dû fusionner avec le Parti progressiste-conservateur pour sortir de la marginalité et espérer  prendre le pouvoir.

Au Québec, on a cru que l’ADQ pourrait accéder au pouvoir. Si cela s’était produit, c’est la Parti québécois qui aurait été mis en marge. Mais les péquistes ont réagi avec vigueur en se réappropriant les thèmes nationalistes tout en remettant un éventuel référendum aux calendes grecques. Cette stratégie permettra au PQ de survivre. Mais il y a péril en la demeure. D’abord, l’intérêt pour l’indépendance diminue, il est actuellement à 33%. Rien ne permet de prévoir que cela va augmenter, bien au contraire. Puis il y a l’émergence du Pati indépendantiste qui risque de rallier les purs et durs du PQ qui ne se reconnaissent pas dans un parti qui a renié le premier article de son programme.  En plus, le Bloc est à bout de souffle.

Tout cela est favorable à l’accession au pouvoir d’un autre parti que le PQ pour évincer les Libéraux. Malheureusement pour Mario, il semble que l’ADQ s’apprête à manquer son rendez-vous avec l’histoire. Pour sauver le bateau du naufrage il faudrait que Mario Dumont lui-même quitte le navire pour laisser la place à un nouveau capitaine. À mon avis cela ne se produira pas avant les prochaines élections. Qui gage que les libéraux vont être réélus même minoritaires?